Marrakech reprend son rôle de carrefour technologique du continent. Du 7 au 9 avril 2026, GITEX Africa Morocco franchit un cap et élargit son périmètre à des secteurs clés, dans un contexte où la transformation numérique de l’Afrique entre dans une phase d’accélération.
Cette édition marque un virage. Le salon ne se limite plus aux démonstrations technologiques. Il s’inscrit désormais dans une logique d’exécution, en intégrant des piliers structurants comme les data centers, la cybersécurité, la mobilité intelligente et les systèmes financiers numériques. Autant de leviers appelés à soutenir l’essor de l’intelligence artificielle et à accompagner la mutation des économies africaines.
Une mobilisation internationale à grande échelle
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la manifestation réunit plus de 1.450 exposants et startups, avec des participants issus de plus de 130 pays. Une affluence qui confirme l’intérêt croissant des acteurs mondiaux pour le potentiel numérique du continent.
Cette édition se distingue également par l’arrivée de nouvelles délégations nationales, notamment la Thaïlande et la Corée, ainsi que par la présence renforcée de grands groupes technologiques. Des entreprises comme Ericsson ou Mastercard côtoient décideurs publics, opérateurs télécoms et investisseurs dans un espace dédié aux échanges stratégiques.
Les infrastructures au cœur de la dynamique
L’un des axes majeurs de cette édition repose sur les infrastructures. L’introduction du segment « Data Centre Intelligent Infrastructure » met en lumière un enjeu central : renforcer les capacités de stockage, de traitement des données et de connectivité à l’échelle du continent.
Dans cette dynamique, le Maroc multiplie les projets de data centers, notamment à Casablanca, Dakhla et Settat. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à accompagner le développement de l’intelligence artificielle et à positionner le Royaume comme un hub régional. Des acteurs internationaux tels que Schneider Electric, Nokia ou Huawei participent à cet effort en partenariat avec les autorités publiques.
Mobilité et finance, nouveaux leviers de croissance
Autre évolution notable, le lancement du « Mobility Park », un espace dédié aux innovations dans les transports électriques, autonomes et connectés. Cette initiative reflète les ambitions industrielles du Maroc, qui cherche à consolider sa place dans la chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries.
En parallèle, le segment « Future Banking and Finance » met en avant les transformations en cours dans les systèmes financiers africains. La digitalisation des services, l’inclusion financière et le développement des paiements transfrontaliers apparaissent comme des moteurs de croissance majeurs.
Des acteurs comme Saham Bank, engagée dans la compétition de startups Supernova, ou la fintech Wave, illustrent cette dynamique. Ils témoignent d’un écosystème en mutation, porté par des solutions de plus en plus adaptées aux réalités locales.
Une plateforme pour structurer l’écosystème africain
Au-delà des stands et des démonstrations, GITEX Africa s’impose comme un espace de convergence. États, entreprises, investisseurs et startups y croisent leurs stratégies et nouent de nouvelles alliances.
Fort de ses éditions précédentes, le salon confirme son rôle dans la structuration d’un écosystème numérique africain plus intégré. L’ambition est désormais claire : accompagner le passage d’un continent en transformation digitale à un acteur pleinement inscrit dans l’économie numérique mondiale.


